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28 janvier 2019

Créer et animer un réseau féminin en entreprise, le défi impossible ?

« Vous rencontrerez des résistances, de la part de certains hommes, mais aussi de femmes. n’en soyez pas étonné.e.s. » Dès le préambule, le ton est donné. Créer un réseau de femmes au sein d’une entreprise s’avère être un vrai challenge.

C’est pourquoi le Cercle Interelles, regroupant les réseaux féminins de 14 grandes entreprises de la tech pour promouvoir la mixité, a choisi de publier un guide pratique, à destination de celles qui seraient prêtes à se lancer dans l’aventure.

Établir des objectifs

Après avoir officialisé la constitution d’un réseau et défini une organisation, la première étape va consister à se fixer des objectifs clairs.

« Ne pas monter des usines à gaz et rester concrèt.e.s. Rester ou redevenir simples », recommande le Cercle, en rappelant qu’un réseau est avant tout « là pour construire la solidarité, offrir des espaces de convivialité, et partager des expériences ».

De même, il est nécessaire de privilégier des actions locales et concrètes, bien préférables à une remise en cause directe des grandes politiques RH des entreprises.

Des intérêts pour toutes et tous

Pour les femmes mais aussi les hommes, rejoindre un réseau promouvant la mixité présente de multiples intérêts :

Opportunités de carrière, décryptage des codes de l’entreprise, interaction, mais surtout de l’échange et du partage, en dehors du quotidien et de la pression hiérarchique.

Les avantages sont également nombreux du côté de l’entreprise. En effet, le réseau, perçu comme un « lieu de créativité et d’innovation sociale », va développer des groupes de travail forces de proposition et fidéliser plus facilement les talents nouvellement recrutés.

« Un réseau est un facteur de cohésion sociale, en particulier à travers les activités comme le mentorat » rajoute Interelles. Il modernise l’image de l’entreprise et celle-ci y gagne en ouverture d’esprit.

Les risques à prendre en compte

Attention à ne pas conduire son réseau à l’échec, en étant par exemple trop élitiste dans le choix des membres (réseau dédié à une seule catégorie de personnel par exemple).

D’autres facteurs d’échecs peuvent être dus à des problèmes de perception du réseau. Par exemple : être perçu par la direction de l’entreprise comme un contre-pouvoir. D’où l’importance d’officialiser dès le départ des relations avec cette dernière et d’instaurer des rendez-vous annuels.

Enfin, il est primordial que le réseau délimite clairement son champ d’action, afin d’éviter certaines dérives, ou encore créer de la confusion ou de la concurrence avec les managers ou encore les représentants du personnel.

Et la place des hommes dans tout ça ?

Historiquement, les hommes n’ont pas toujours eu leur place dans les réseaux féminins. Heureusement, ce n’est plus le cas.

« Que les hommes s’intéressent à nos travaux et veuillent intégrer nos ateliers, c’est le signe que la mixité est en marche, qu’une étape importante a été franchie et nous ne pouvons que nous en réjouir » explique le Cercle Interelles, en précisant également que « la présence des hommes permet un regard décalé sur nos expériences et cela peut-être très éclairant. C’est nécessaire aussi pour eux de découvrir nos difficultés et de développer ainsi des solidarités dans lesquelles ils ont aussi à gagner. »

 

Pour télécharger le guide dans son intégralité, cliquez ici