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13 février 2019

Entrepreneuriat : les préjugés ont la vie dure

En France, 1 personne sur 3 a envie de créer son entreprise, mais près de la moitié d’entre elles y renonceraient à cause du poids des idées reçues. C’est le constat ressortant d’une étude menée par l’Adie dans le cadre de la « Semaine de l’Adie contre le gâchis des talents. »

Si de nombreuses études s’accordent à dire que les Français.e.s ont envie d’entreprendre, l’activité entrepreneuriale reste très inférieure à l’intention de créer.

Au rang des difficultés rencontrées, les idées reçues liées à l’entrepreneuriat constituent des barrières majeures qui peuvent conduire au renoncement.

Ces idées reçues seraient principalement véhiculées par les conseillers bancaires (48%) ou encore l’entourage personnel (43%).

Préjugé n°1 : pour gérer son entreprise, il y a trop de complexités et formalités

Pour 43% des sondés, la complexité administrative est identifiée comme le principal frein à l’entrepreneuriat.

Or, il existe de nombreuses solutions d’accompagnement à la création d’entreprise, telles que la formation « Je deviens entrepreneur » proposée par l’Adie.

Préjugé n°2 : la création d’entreprise serait réservée à ceux qui ont de l’argent

32% d’entre eux pensent que les banques ne prêtent qu’aux riches, ou bien qu’un apport personnel d’au moins 10 000€ est nécessaire.

En réalité, plus de 16 000 entreprises ont été financées en 2018 avec un prêt moyen de 3 500€.

Préjugé n°3 : pour créer son entreprise, il faut être diplômé et avoir des relations

23% des potentiels créateurs d’entreprises imaginent qu’il existe un profil idéal d’entrepreneur, avec un réseau et des diplômes.

Cependant, l’entrepreneuriat n’exige aucun diplôme, seulement du bon sens, du travail et de la méthode. Par ailleurs, 27% des entrepreneurs financés par l’Adie sont autodidactes. 

 

En ce qui concerne les femmes, elles ont toutes autant envie d’entreprendre que les hommes (30%).

Ces dernières sont d’ailleurs beaucoup plus optimistes et pensent que tout le monde a ses chances de passer à l’acte entrepreneurial (61% contre 51% des hommes).

En revanche, elles se voient créer plus tard que les hommes et perçoivent plus fortement les obstacles.