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19 juin 2018

Parole de Lauréate: Aude-Alexandra Beaton et l’art connecté

 

Lauréate d’argent du Prix Femme Chef d’Entreprise Prometteuse des Trophées Grand Est 2017, Aude-Alexandra Beaton, fondatrice de la galerie d’Art Passionartly, revient sur son expérience de lauréate.

 

Quelle est l’histoire de votre entreprise ? 

J’ai fondé  Passionartly en parallèle de mon activité de cadre supérieur dans la finance et suite à une terrible épreuve: en tant que maman j’ai dû me battre aux côtés de mon aîné, né avec une malformation rare.

J’ai voulu que ce combat contre la malformation et l’épuisement se transforme en énergie, que cette énergie devienne une armure, que cette armure soit une force pour construire quelque chose de neuf après les épreuves.

Passionartly.com est un site web que j’ai voulu ouvert et présent à l’international, multilingue, qui permet les échanges, dialogues et transactions commerciales directes entre des artistes et des acheteurs (personnes ou sociétés). Chaque transaction commerciale a une dimension philanthropique certaine et systématique qui est aussi une différentiation sur le marché: nous avons choisi de reverser un pourcentage pour chacune des ventes à une association caritative. Pour ce faire il était impératif de renouer avec “ un cercle vertueux” dans le milieu de l’art sur l’international trop souvent entaché par des histoires de blanchiments d’argent.

Aujourd’hui, Passionartly est présent sur les cinq continents et fonctionne en autofinancement en réinvestissant la totalité des revenus du site pour le fonctionnement de l’activité. C’est le prix à payer pour avoir un modèle autonome et ”pur », car nous ne faisons pas cela pour l’argent mais pour changer la trajectoire ou faire tomber les frontières dans l’Art et l’humain.

Sortons de ce que nous connaissons… ouvrons nous au monde… ouvrons nous aux autres.

Pour quelles raisons avez-vous choisi de candidater aux Trophées « Les Femmes de l’économie » ?

Primo, je n’avais pas de raison de ne pas le faire. Secundo, je n’ai jamais entendu parler d’un trop plein de reconnaissance, c’est en effet cela que je venais chercher.

Quels souvenirs gardez-vous de la cérémonie où vous avez été élue lauréate ?

Je garde le souvenir d’une belle journée ensoleillée dans les salons de l’Hôtel de Ville de Reims. Un excellent accueil.

Qu’est-ce que ce Trophée vous a apporté dans votre vie professionnelle / personnelle ?

Ce Trophée m’a apporté une belle médiatisation: un article de deux pages sur ma personne et mes activités.

Quels sont aujourd’hui vos projets d’avenir ?

Continuer à combiner business et philanthropie dans mes activités car cela rien d’antinomique.

Quels conseils souhaiteriez-vous adresser aux femmes qui souhaitent se porter candidates à l’édition 2018 des Trophées ?

Lancez-vous, pas d’auto-censure.

 

 

Une musique qui vous donne la pêche ? 

« L’hymne à la joie » de Ludwig Van Beethoven

L’essentiel dans le sac à main d’une femme de l’économie ?

Je réponds côté pratique, ordinaire, sans élévation et avec toute la vulgarité que cela représente: mon téléphone.

Une personnalité qui vous inspire ? 

Je ne suis fan de personne alors je réponds le cordonnier de Jean-Jacques Goldman, ayant en tête les gens qui ont ce charme discret du goût de l’effort.

Une œuvre d’art qui vous a marqué ? 

En tableau, je pense aux « Trois anges » de Maître Youri Jarkikh, une toile que m’a racontée l’artiste lui-même, qui représente le dilemme d’être sous influence face aux décisions importantes

Une citation à nous partager ?

« Si tu veux réaliser ton rêve, réveille-toi! » Rudyard Kipling