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Pourquoi persiste-t-on à nous faire croire que les femmes se crêpent le chignon en réunion, se harcèlent et propagent des rumeurs à la machine à café, tout ça dans le but d’écraser leurs collègues féminines ?

Le problème avec ces clichés si répandus, c’est qu’ils sont tout simplement faux.

C’est ce qu’ont démontré Andrea S. Kramer et Alton B. Harris, auteurs du livre « It’s Not You It’s the Workplace: Women’s Conflict at Work and the Bias that Built It » dans un article publié sur Harvard Business Review.

Ce n’est pas vous, c’est le bureau

Selon Kramer et Harris, ces préjugés persistent en raison d’une seule et unique raison : la discrimination professionnelle.

C’est bien connu, dans les entreprises, les postes de pouvoir sont largement dominés par les hommes. Ces derniers ont tendance à imposer (inconsciemment ou non) à leurs employés des normes et des valeurs masculines.

Les biais de genre pénalisent d’autant plus les femmes, qui sont alors perçues comme moins combatives, moins compétentes en matière de leadership, ou encore moins résistantes à la pression.

Quant aux biais d’affinité, autrement dit le fait de préférer inconsciemment les personnes avec qui nous partageons des similarités, ils réduisent considérablement leurs chances d’accéder aux plus hauts échelons de la hiérarchie.

Ces deux formes de biais, qui fonctionnent en tandem, viennent créer un effet de rivalité. Et c’est là que la concurrence entre les femmes commence.

Des stéréotypes cultivés et injustifiés

Les stéréotypes que l’on cultive au travail renforcent la caricature de la femme hypocrite et hostile aux autres femmes.

Un exemple : après avoir accédé à un poste de responsabilité, une femme est parfois perçue comme froide et égoïste, alors qu’un homme ayant le même comportement sera considéré comme quelqu’un effectuant tout simplement son travail.

Bien sûr, il existe des femmes réellement toxiques dans les plus hautes sphères, mais elles sont davantage l’exception que la norme selon les auteurs, qui affirment que les hommes restent plus coutumiers des comportements antagonistes, des propos sexistes et ou encore des faits de harcèlement.

En définitive, en présence de commentaires tels que «rien de pire que les femmes entre elles», il est bon de se rappeler que ce «rien de pire» ne concerne qu’une minorité de femmes.

Reste à stopper enfin la propagation de ces stéréotypes sexistes, afin que les femmes ne soient plus systématiquement pénalisées dans la poursuite de leur carrière professionnelle.

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12 thoughts on “Le mythe de la rivalité entre femmes au bureau

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