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femme pensive devant une fenêtre au travail

Un collègue vous interrompt lors d’une réunion et sa prise de parole interminable vous empêche de conclure votre argument. Il propose des idées qui sont initialement les vôtres sans vous accorder le moindre intérêt. Puis il conclut finement par une belle démonstration de mansplaining, c’est-à-dire en vous expliquant quelque chose que vous savez déjà par cœur, le tout sur un ton condescendant et paternaliste. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?

En effet, même si la place des femmes dans le monde du travail a bien évolué ces dernières années, ce genre de situation se reproduit sans cesse.

Et malheureusement, le problème s’explique en partie à cause des femmes, qui continuent de tolérer ce manque de respect, de peur de se faire remarquer, d’être jugées, étiquetées comme « autoritaire » (le fameux terme anglophone « bossy« ). Le dilemme, c’est qu’à vouloir être appréciée de tous, il devient compliqué de faire entendre ses idées et exercer son influence.

C’est pour cela que Lois Frankel, Fondatrice de Corporate Coaching International et autrice du bestseller Nice Girls Don’t Get the Corner Office, propose aux femmes les 3 méthodes suivantes pour être entendues au bureau :

Dégainer son argument principal

La prochaine fois que vous devrez présenter un rapport, allez rapidement à l’essentiel. « Les femmes ont tendance à utiliser trop de mots, dans le but d’adoucir leur propos ou d’éviter de paraître autoritaires et rebutantes », explique Frankel.

Cependant, plus votre préambule traîne en longueur et plus vous risquez de perdre votre audience.

De la même façon que dans un article de presse : « commencez par le message principal, et poursuivez avec les détails » suggère Frankel. « Puis, concluez par une phrase d’ouverture invitant vos collègues à donner leur avis. » De cette façon, personne ne vous percevra comme une personne autoritaire.  

Convaincre avec du tact

Voici une technique imparable pour stopper un mansplanner.

« Tout d’abord, ayez clairement en tête le résultat que vous visez » explique Frankel. Ensuite, dès que votre collègue commence à vous noyer avec des flots de paroles, interrompez-le poliment et soulignez son expertise. Essayez cette phrase :

« Je sais que c’est un sujet que tu maîtrises et j’apprécie ta volonté de partager tes connaissances avec moi. Mais ne nous écartons pas du sujet que nous souhaitons évoquer tous les deux, en l’occurrence […] » Insistez avec tact pour revenir à l’essentiel.

Se réapproprier ses idées

La mauvaise habitude qu’ont certains hommes de s’attribuer publiquement les idées d’autrui est tellement courante qu’elle a désormais son petit surnom outre-Atlantique : bropriation.

La solution si vous êtes confrontée à cette situation selon Frankel : « parlez plus fort et remerciez-le. Puis, dites-lui que vous aimeriez ajouter quelques idées supplémentaires qui vont sont venues à l’esprit depuis votre dernier échange sur le sujet ».

Difficile de trouver une manière plus délicate et empathique de souligner que cette idée est le fruit de VOS réflexions.

Malheureusement, le bropriator a la fâcheuse tendance d’être à l’aise en toute circonstance. Il est difficile de le mettre dans l’embarras. Alors si vous jugez que cette méthode ne lui a pas suffisamment servi de leçon, passez à la seconde étape : en tête à tête, mettez calmement les points sur les i et faites lui comprendre que vous n’êtes pas d’accord avec cette façon de faire.

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