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Servanne Servanty Geser Best

En cette période des plus troublées, nous avons décidé d’aller prendre la température chez nos anciennes lauréates. Comment vivent-elles le confinement ? Que s’est-il passé dans leur entreprise ? D’un point de vue plus personnel, que ressentent-elles durant cette crise ? Cette semaine, direction Toulouse chez Servanne Servanty (Lauréate Femme Dirigeante Occitanie 2019), Directrice générale de la société d’assistance technique au conseil en recrutement Geser-Best.

Bonjour Servanne, quel est votre ressenti vis-à-vis de la crise que nous traversons et pourquoi vouloir témoigner ?

2019 a été pour moi et notre entreprise, Geser-Best, une année pleine de challenges !

Le Trophée des Femmes de l’économie aura été un véritable accélérateur dans notre volonté de communiquer encore plus sur nos valeurs humaines. Depuis, nous avons notamment obtenu la labellisation Happy At Work délivrée par ChooseMyCompany pour l’année 2020, et avec elle l’envie de témoigner de notre engagement auprès de nos collaborateurs.

2020 avec la crise sanitaire sans précédent qui l’accompagne m’apparaît comme le moyen de prouver la véracité de notre engagement sur la qualité de vie au travail de nos salariés. Plus que jamais nos équipes ont besoin de nous pour avancer chaque jour un peu plus sereinement.

En tant que directrice générale, comment avez-vous su gérer l’arrivée du confinement ?

En amont du confinement, nous avions déjà équipé nos agences et leurs équipes internes de gel hydroalcoolique. Puis, considérant la situation préoccupante de nos voisins italiens et espagnols, le télétravail des équipes internes commençait à être évoqué (dans un futur proche). Nous avions alors commencé à partir, tous, avec nos ordinateurs sous le bras le soir.

Au jour 1 du confinement, nos 10 agences étaient alors prêtes à télétravailler, ce qui était déjà pour nous un grand pas. Seuls sont restés, le responsable du système informatique et le responsable financier pour assurer une logistique non dématérialisable.

A partir de là, nous avons dû penser à nos équipes chez nos clients, celles pour qui nous ne sommes pas totalement décisionnaires, celles pour qui nous allions devoir nous battre. Très vite, certains ont pu, grâce à l’aide de nos clients, être en télétravail. Nos équipes responsables de ces personnes dans chacune de nos 10 agences ont veillé à ce que le télétravail se fasse dans les meilleures conditions avec une faculté de moyens et d’écoute.

Mais très vite aussi, nous avons eu des fins de commandes, des collaborateurs qui du jour au lendemain n’avaient plus de projet… Pour ces derniers, un accompagnement plus poussé a été demandé à nos équipes. Afin d’y remédier, la solution du chômage partiel proposé par l’état a été une aide précieuse pour conserver nos talents et nos compétences. Au lendemain de la crise, le travail sera ardu. Il faudra retrouver un nouveau projet pour chaque collaborateur.

Enfin, un sérieux travail de sécurité et mise en conformité sanitaire a été fait pour nos équipes restées sur site, celles qui sont en première ligne, qui travaillent dans des environnements où la production ne peut s’arrêter. Pour celles-ci, équipements adaptés, soutien psychologique et écoute active ont été mis en place. Nous sommes fiers de nos équipes.

D’un point de vue plus personnel, comment vivez-vous cette période ?

Chaque jour, en tant que directrice générale, je me demande si demain nous prendrons d’autres décisions, si celles déjà prises étaient les meilleures, mais nous devons avancer, en gardant notre énergie, nos compétences et veillant à ce que la confiance de nos collaborateurs et de nos clients soit intacte à la sortie de la crise.

Et d’un point de vue encore plus personnel, je jongle entre les chaines d’infos et la reine des neiges ! Maman d’une petite fille de 4 ans, j’essaie aussi de rendre le confinement joyeux et le moins angoissant possible. Finalement je crois que ce double rôle m’apporte une certaine sérénité.

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