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En cette période de post-confinement, nous continuons à aller prendre des nouvelles de nos anciennes lauréates. Cette semaine, direction Lyon chez Alisson Foucault (Lauréate Femme digitale Auvergne-Rhône-Alpes 2018), CEO d’UNIVR Studio, spécialiste de la formation en réalité virtuelle pour les professionnels.

Comment avez-vous géré l’arrivée du confinement ?

Face à la crise sanitaire traversée par nos voisins européens, notamment l’Italie, notre équipe s’est vite doutée que le confinement allait devenir une réalité de notre côté de la frontière. Nous avions préparé des postes de télétravail une semaine avant le début du confinement.

La transition s’est faite naturellement, non sans un pincement au coeur à l’idée de ne plus pouvoir retrouver ses collaborateurs au quotidien pendant quelques semaines ! 

Heureusement, nous avons vite su prendre le pli, avec des outils qui nous ont permis de garder un lien très fort durant la crise. Un point hebdomadaire ainsi que des temps d’échange quotidien avec chaque salarié nous ont permis de rester à l’écoute des collaborateurs, de leur quotidien et de leurs inquiétudes, mais aussi d’assurer la gestion des projets. Chacun a su faire preuve d’une grande autonomie, ce qui nous a permis de travailler « presque » comme d’habitude.

Aujourd’hui, nous sommes malgré tout heureux de retrouver le chemin des bureaux, pour retrouver un cadre de travail plus naturel, mais aussi mettre fin à quelques soucis d’ordre logistique ! Manque de matériel spécifique, connexion internet désastreuse : des détails qui commencent à peser après quelques semaines de confinement. 

Côté business, la situation est en demi-teinte. Si le télétravail a été facilité par notre activité de service, et que nous avions des projets clients à clôturer pour les équipes techniques, niveau développement commercial, cela a été plus complexe. Notre cycle de vente implique de faire une démonstration de nos produits, qui sont avant tout expérientiels. Avec le confinement, nous avons réfléchi à comment nous ré-inventer, et vendre autrement. Nous avons identifié quelques pistes, mais aucune solution miracle. Il faudra donc bien reprendre les rendez-vous commerciaux pour générer du chiffre d’affaires, et l’on espère surtout que nos clients répondront présents à l’appel.

D’un point de vue plus personnel, comment vivez-vous cette période ?

Traverser cette crise a été un véritable parcours didactique pour moi. J’en suis sortie grandie, différente, avec probablement plus de sagesse et de recul que je n’en ai jamais eu. Au final, cette période a été véritablement bénéfique. Forcée de quitter totalement le train-train quotidien de la gestion d’entreprise, j’ai été confrontée à un quelque chose dont je ne dispose que rarement : du temps ! 

Du temps pour réfléchir, forcément, aux valeurs humaines que je veux transmettre, au sens et à la place de ce projet dans ma vie, au rôle que je tenais hier encore, et à celui que je voudrais incarner demain. Du temps pour profiter de ma vie de famille, de ma « home sweet home », du temps pour libérer ma créativité et, quelque part, renouer avec moi-même. Cette autre-moi, celle qui n’est pas cheffe d’entreprise à plein temps, et que j’ai cruellement négligé ces 5 dernières années.

Aujourd’hui, je reviens avec cette envie de parvenir à concilier les deux. Je m’épanouis énormément dans mon travail, mais je vais consacrer plus de temps à cultiver cette autre moi, plus insouciante et plus créative! Si c’est bénéfique pour moi, je suis convaincue que ça le sera également pour mon entreprise !

Avez-vous des conseils à partager pour aborder sereinement cette période de déconfinement ?

Comme beaucoup d’entrepreneurs, j’ai beaucoup planifié le retour au travail de mes collaborateurs. Planifier me permet de gagner un temps considérable lors de la mise en oeuvre opérationnelle, et surtout, d’éviter de se laisser submerger par le stress en cas d’imprévus, ce qui arrive forcément. Avec des grandes lignes directrices en tête, même en cas d’aléas, on arrive à plus facilement s’adapter, faire preuve de flexibilité, et ne pas perdre de vue les objectifs principaux et trouver des solutions détournées pour y parvenir en cas d’obstacle. 

Dans une situation où l’inconnu et l’incertitude sont rois, ne pas perdre de vue ses objectifs permet de garder le cap, et de rester confiant et lucide. 
Il faut aussi accepter que tout ne soit pas fluide, et prendre son mal en patience, en faisant preuve de beaucoup de lâcher-prise. S’il y a une chose que j’ai retenu de ce confinement, c’est que certains événements échappent totalement à notre contrôle, et qu’il faut simplement l’accepter.

Subir ses propres réactions émotionnelles ne nous tire pas vers le haut, bien au contraire ! Alors restez calme, faites de votre mieux, et pardonnez-vous vos erreurs, vos échecs et votre impuissance face à certaines situations, car après-tout, nous ne sommes que des êtres humains, pas des surhommes (surfemmes?!), et il y aura toujours un élément perturbateur, comme un virus, pour nous le rappeler ! 

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12 thoughts on “Alisson Foucault, CEO d’UNIVR Studio

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