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30 août 2016

Anna Beyou : naviguer dans un monde d’hommes

photo portrait Anna Beyou

La marraine de l’édition Grand Ouest des Trophées des « Femmes de l’économie » a su bien s’entourer pour construire son projet. Aujourd’hui co-fondatrice de 727Sailbags, son parcours est un véritable modèle de réussite au féminin.

  • Quelle sont les grandes lignes de votre parcours professionnel ?

Après des études d’ingénierie culturelle et touristique, j’ai travaillé dans la fonction publique pendant 5 ans. J’exerçais un métier qui me plaisait mais je me sentais frustrée dans mes missions car les perspectives de développement étaient complexes. J’ai ensuite intégré un centre d’art en tant que chargée de communication, et je suis également devenue maman à la même période. En 2008, je me suis lancée dans l’entrepreneuriat en lançant ma marque de maroquinerie en voiles de bateau recyclées, By Anna. L’idée me trottait dans la tête depuis quelques temps déjà. Or à l’époque, je sortais à peine de mes études, je n’étais pas encore prête à créer une entreprise. 7 ans plus tard, j’ai sauté le pas ! J’ai ensuite rencontré Jean-Baptiste Roger et Erwan Goullin et l’aventure 727Sailbags a commencé.

  •  727Sailbags connaît un développement fulgurant, comment expliquez-vous ce succès ?

Notre succès s’explique d’abord par le contenu de l’activité, nous avons développé un produit qui n’était que très peu connu : le recyclage de voiles de bateau en articles de maroquinerie, décoration et prêt à porter. Il s’explique également par beaucoup d’autres facteurs, dont les compétences des uns et des autres, on forme une équipe très complémentaire.

  • Selon vous, quelles compétences sont essentielles pour réussir à entreprendre ?

Le secret est de savoir s’entourer ! Il faut également ne pas avoir peur et accepter l’échec, accepter de ne pas y arriver tout de suite et savoir rebondir derrière.

  • Vous avez été nommée Lauréate du Prix de l’Entreprise responsable des Trophées les « Femmes de l’Economie » en région Bretagne lors de l’édition 2012, qu’est ce qui a changé pour vous depuis cette récompense ?

Les Trophées des Femmes de l’Economie donnent confiance en soi, gagner un trophée ça donne la pêche ! J’ai toujours dit que j’aimais la bienveillance et l’énergie que l’on retrouve dans cette démarche. C’est pourquoi, je souhaitais m’investir un peu plus cette année pour porter haut les couleurs et les valeurs des femmes dans l’économie.

Mon trophée, je l’ai obtenu grâce au soutien de 3 personnes : mon mari et mes deux associés.

Je pense que j’ai une farouche volonté d’entreprendre et de développer, quand je suis lancée je vais jusqu’au bout. Pour entreprendre, il faut s’affranchir du regard des autres et accepter de ne pas plaire à tout le monde, prendre parfois des décisions qui ne plaisent pas. Mais ça ne veut pas forcément dire que vous avez une sur confiance en vous et une grande prétention !

  • Cette année, vous avez accepté de devenir la Marraine des Trophées des « Femmes de l’économie » Grand Ouest, un mot d’encouragement pour nos candidates ?

Il n’y a pas de recette miracle, prenez du recul sur les choses et sur la vie en général : c’est le chemin qui compte et non la destination.

Il faut s’évertuer à ce que tout aille bien chaque jour, que tout cela reste un épanouissement et pas une course folle. Ne vous trompez pas de combat et acceptez les portes qui s’ouvrent à vous.

Les femmes font preuve d’énormément d’empathie et de philosophie, je pense que l’économie d’aujourd’hui en a besoin.


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