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22 octobre 2013

« Les Femmes de l’économie doivent oser entreprendre  » selon les intervenants de la Table Ronde Bretagne !

Les Femmes de l’économie étaient réunies, mardi 15 octobre 2013, aux abords de Rennes, au Ponant, salle de spectacle basée à Pacé. Avec, tel un rituel désormais, un coup d’envoi donné par une table ronde animée par Christine Zazial, qui a très rapidement donné la parole à la marraine de cette deuxième édition des Femmes de l’économie Bretagne, Frédérique Destailleur, en vue de lancer les débats. « Je suis véritablement admirative des parcours des femmes qui se lancent dans l’entrepreneuriat. D’autant qu’il y a un parallélisme entre ‘oser entreprendre’ et ‘oser évoluer’ dans l’entreprise », a tout d’abord tenu à souligner la marraine, par ailleurs membre du directoire de la Caisse d’Epargne Bretagne Pays de Loire.

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« Un Prix qui récompense une histoire »

Et pour cause : parmi les invitées de cette table ronde, deux anciennes lauréates des Femmes de l’économie : Soizic Diard qui a gagné l’année passée le trophée de la Femme Chef d’entreprise, et Anna Beyou, prix de l’Entreprise Responsable, dont la société Green Sails réalise un chiffre d’affaires de 1,6 million d’euros quatre ans après son lancement, et s’apprête à ouvrir une première boutique sur Paris. « Le Prix des Femmes de l’économie récompense un parcours, toute une histoire, et pas seulement un business. Après la cérémonie de l’année passée, je suis repartie en étant sur-motivée », souligne ainsi la jeune femme dynamique. Une impression partagée par Soizic Diard : « C’est une vraie reconnaissance pour soi : cela donne un vrai souffle et beaucoup de pep’s ! »

« On ne nait pas entrepreneur, on le devient »

La parole a ensuite été donnée à Anne de Bagneux, ancienne directrice d’un département d’une très grosse entreprise. « L’année 2013 marque une étape importante pour moi, car cela faisait 20 ans que je travaillais dans un grand groupe, dont 8 à l’étranger, notamment en Asie. Mais j’ai décidé cette année de mettre fin à tout cela, et de ma lancer dans une nouvelle aventure : l’entrepreneuriat, avec deux idées de projets possibles en tête. Je suis ainsi actuellement dans une phase de prospection et de rencontre, et j’espère bien trouver dans les prochains mois le projet qui me permettra de me lancer, et ainsi de postuler aux Femmes de l’économie », explique-t-elle avec sourire. Pour sa part, Daisy Dourdet, présidente-fondatrice de l’association Entreprendre Ensemble, a insisté sur le fait qu’on « ne nait pas entrepreneur, on le devient. Cela se prépare dans la sérénité, et il faut se donner de la confiance au fur et à mesure, en mobilisant toutes ses forces et ses ressources. »

« L’entreprise est un monde masculin »

« Le réseau Entreprendre Bretagne, qui regroupe 300 chefs d’entreprise de Bretagne, est très masculin. Et ce, bien que je me sois bien impliqué dans l’entrepreneuriat féminin », a constaté de son côté Bruno Voyer, le seul homme de cette table ronde, et directeur du réseau Entreprendre en Bretagne. Pour expliquer cela, le responsable met en avant le fait que les femmes « se lancent rarement seules, alors que c’est plus fréquemment le cas chez les hommes. A cela s’ajoute le fait qu’on ait du mal à gérer le stéréotype de la femme entrepreneur sur des projets technologiques. » Daisy Dourdet souligne, elle, d’autres éléments. « Pour beaucoup de femmes, le monde de l’entreprise est un monde masculin. Le monde est rempli de stéréotypes, et les femmes en ont adopté quelques-uns… »

Mais ce n’est pas le cas de toutes les femmes, bien au contraire, à l’image d’Anna Beyou. « Quand on veut créer une entreprise, on voit une montagne, et on pense qu’on doit avoir de multiples compétences… De mon côté, à 30 ans, j’ai eu un déclic, mais avec la volonté de bien m’entourer. »

« Le dossier des femmes mieux ficelé »

Pour inciter un maximum de femmes à y aller, Frédérique Destailleur a fait une « comparaison entre les projets des hommes et des femmes, en tant que banquière. Et il s’avère que le dossier des femmes est mieux ficelé, elle est plus pragmatique et est souvent accompagnée. L’engagement est aussi important que le projet en lui-même », tient à préciser la marraine de la cérémonie. Enfin, Daisy Dourdet a conclu en mettant en avant le fait que « notre pays n’a pas une culture entrepreneuriale… Mais c’est aujourd’hui que se présentent les meilleures opportunités, à condition d’en avoir envie et d’oser ! »