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14 juin 2019

Entrepreneuriat féminin : les freins sont-ils les mêmes partout dans le monde ?

À l’occasion de l’événement Veuve Clicquot x Women le 11 juin dernier, la Maison Veuve Clicquot  a dévoilé les résultats de son 1er baromètre international sur l’entrepreneuriat au féminin.

Menée à travers 5 pays : France, Royaume-Uni, Afrique du Sud, Japon et Chine (Hong-Kong), cette étude dresse un véritable état des lieux sur les idées préconçues, les barrières mentales et structurelles à lever, comment les dépasser.

LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS

1er constat : quelque soit leurs nationalités, les femmes entrepreneures ou aspirant à l’entrepreneuriat estiment qu’il est essentiel d’intégrer un réseau féminin pour réussir (pour 80% d’entre elles).

Ces dernières n’ont pas peur d’entreprendre, mais elles sont tout de même plus conscientes que les hommes des risques encourus en matière d’entrepreneuriat. 53% des Françaises considèrent même que les risques pris pour entreprendre ne valent pas les avantages qu’apporte la réussite.

Les femmes se projettent dans l’impact – négatif – de l’entrepreneuriat sur leur vie de famille, avec une crainte de la difficulté à allier vie professionnelle et vie personnelle.

Cette crainte du risque est nettement moins accrue au Royaume-Uni où elles ne sont que 38% à partager cet avis, ainsi qu’en Afrique du Sud (44%), au Japon et à Hong-Kong (48%).

Il ne faut pas oublier que le mythe de l’entrepreneure, aussi inspirant qu’il soit, manque de rôles-modèles féminin pour l’incarner. Ainsi, seulement 12% de femmes sont en mesure de citer le nom d’une femme entrepreneure qui a réussi.

En France, 28% des femmes veulent devenir entrepreneures, contre 70% en Afrique du Sud, 43% à Hong-Kong ou encore 39% au Royaume-Uni. En revanche, au Japon, où l’entrepreneuriat est considéré comme un choix de carrière peu attractif, les femmes ne sont que 25% à souhaiter devenir entrepreneure.

Enfin, une fois ces barrières dépassées, 72% des entrepreneures françaises pensent devoir faire preuve de plus d’autorité que les hommes pour se faire respecter. Ce pourcentage tombe à 54% au Japon, 63% au Royaume Uni et 69% en Afrique du Sud, tandis qu’il reste quasiment similaire à Hong Kong (71%).