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18 octobre 2019

Violences sexistes au travail : des chiffres effarants

6 femmes sur 10 auraient subi des atteintes au cours de leur carrière. C’est le constat alarmant qui ressort du dernier sondage mené par l’IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation européenne d’études progressistes.

5000 femmes ont été interrogées en avril dernier à travers 5 pays de l’Union Européenne (Allemagne, Espagne, France, Italie, et Royaume-Uni)

Parmi elles, 60% déclarent avoir été victimes d’une forme de sexisme ou de harcèlement sexuel au travail.

Un mauvais souvenir pas si lointain pour certaines, puisqu’elles sont 21% à avoir subi de tels faits au cours de l’année écoulée.

Sifflements, gestes grossiers, propos obscènes ou encore de regards concupiscents sont les types de harcèlements les plus fréquents, avec 46% de femmes s’en déclarant victimes.

Faits d’une toute autre gravité, 18% des femmes se seraient vu imposer des contacts physiques forcés (zone intime, étreinte forcée, baiser volé etc.) et 9% d’entre elles rapportent même avoir fait l’objet de pressions afin d’obtenir un acte de nature sexuelle en échange d’une embauche ou d’une promotion.

Ces agressions, qui touchent davantage les jeunes femmes de moins de 30 ans, ne sont malheureusement pas assez dénoncées par leurs victimes.

En effet, seules 13% des femmes ayant subi des attouchements au travail et 16% ayant fait l’objet de pressions brisent le silence en allant parler à une personne susceptible de régler le problème en interne (supérieur hiérarchique ou syndicaliste).

Retrouvez l’étude dans son intégralité en cliquant ici