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13 février 2018

5 idées reçues sur le networking

D’après l’article original de Herminia Ibarra publié sur Harvard Business Review

Un bon réseau vous tient informé, vous apprend de nouvelles choses, vous rend plus innovant.

Si la plupart des personnes saisissent l’enjeu et l’intérêt d’entretenir un réseau de relations professionnelles étendues et diversifiées, beaucoup d’autres luttent pour vaincre une certaine résistance innée au réseautage.

Quelles peuvent bien être les préjugés nous empêchant de profiter pleinement des avantages du networking ?

Le networking est surtout une perte de temps.

Un manque d’expérience en matière de réseautage peut nous amener à nous interroger sur l’intérêt de networker face au temps que cela demande, surtout lorsque les relations établies ne sont pas directement liées à des attentes précises.

Il faut garder en tête que tout dépend de vous et de la façon dont vous construisez votre réseau. Tendre la main aux personnes que vous avez identifiées comme étant stratégiquement importantes pour vous est une méthode qui portent bien souvent ses fruits.

Nous sommes naturellement doués pour networker, ou pas.

Souvent, nous pensons que le networking est un exercice facile pour les extravertis, et va à l’encontre de la nature des personnes timides.
Se sentant dépourvue d’un talent inné, une personne timide ne va pas chercher à s’investir et à s’améliorer en matière de réseautage, car elle considérera d’emblée ses efforts vains.

Or, les attributs personnels, comme les compétences de leadership, peuvent se développer au fil du temps. Tout dépend de la quantité d’efforts déployée pour cela. Si vous pensez que le réseautage est une compétence que vous pouvez développer, vous avez toutes les chances d’être motivé pour l’améliorer en travaillant dur et d’obtenir par la suite d’excellents résultats en matière de réseautage.

Les relations devraient se développer naturellement.

L’une des idées reçues les plus répandues consiste à croire que les relations devraient se former et se développer spontanément, entre les gens qui s’apprécient naturellement. Le fait de nouer des relations de manière stratégique serait, contraire à une certaine éthique.

Le problème, en raisonnant de cette façon, est que l’on va tisser un réseau inutile pour nous-même, et inutile pour nos contacts, ces derniers étant trop homogènes.
Ces réseaux « narcissiques et paresseux » peuvent difficilement nous apporter l’ampleur et la diversité des apports dont nous avons besoin pour comprendre le monde qui nous entoure, et faire en sorte que les personnes différentes de nous partagent nos idées.

C’est pourquoi il est nécessaire de développer nos réseaux professionnels dans le cadre d’un effort délibéré et concerté, dans le but d’identifier et cultiver des relations diverses et variées.

Les réseaux sont intrinsèquement égocentriques ou égoïstes.

De nombreuses personnes n’aimant pas réseauter le justifie en évoquant des valeurs personnelles. Selon elles, le réseautage est une méthode hypocrite et manipulatrice, permettant d’obtenir des bénéfices. D’autres, en revanche, perçoivent le networking à travers une notion de réciprocité.

Ce point de vue diverge en fonction des profils. Alors que les cadres juniors cherchent à networker pour faire progresser leur carrière, malgré un doute sur la valeur de leur contribution, les aînés procèdent plutôt dans une logique « donnant donnant ».

Une manière de concevoir le networking d’une manière plus noble et attrayante, serait de commencer par en connaître la valeur pour soi-même, mais aussi pour son équipe et son entreprise.

Nos liens solides sont les plus précieux.

Un autre préjugé entravant la construction d’un bon réseau est l’idée intuitive que nos relations les plus importantes sont nos liens solides – des relations de confiance étroites avec des personnes qui nous connaissent bien, notre cercle fermé.

Bien qu’elles soient effectivement essentielles, il ne faut pas pour autant sous-estimer l’importance de nos relations plus éloignées, les gens que nous ne connaissons pas encore bien ou que nous ne voyons pas souvent – le cercle extérieur de notre réseau.

Le problème avec les relations de confiance, c’est qu’elles sont susceptibles d’avoir le même niveau d’information et le même point de vue que nous. De nombreuses recherches ont démontré que l’innovation et la vision stratégique se transmettent davantage à travers les relations se trouvant à la périphérie de notre réseau. Ces dernières le font évoluer et le rendent bien plus connecté.

 

Nos préjugés sur le networking ont un impact sur le temps et les efforts que nous y consacrons, et au final, sur notre retour sur investissement. Pourquoi élargir son cercle de connaissances, alors que nos journées sont déjà surchargées à cause du travail ? Et pourquoi aller à l’encontre de sa nature, si nous ne sommes pas doués pour ça ? Ou encore si cette pratique va à l’encontre de nos valeurs ?

Les mentalités peuvent changer, mais seulement en expérimentant sur le terrain. La seule façon de comprendre que le networking est l’une des ressources les plus importantes pour votre carrière, c’est finalement de l’essayer et d’en découvrir la valeur pour vous-même.