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19 juillet 2013

Alison Xavier : « Avoir un jour ma propre marque de prêt-à-porter »

Des rêves, les jeunes filles d’une vingtaine d’années en ont plein la tête. Alison Xavier, 23 ans, fait partie de celles qui ont atteint l’un d’entre eux.Photo Alison Xavier

Passionnée de mode depuis toujours, cette jeune toulonnaise a, dès l’âge de 18 ans, mis toutes les chances de son côté pour devenir un jour styliste. Entre Paris et le Sud de la France, elle a pris le chemin de la création et de la mode. Quand passion et travail ne font qu’un, on ne peut qu’admirer le sourire d’une jeune femme épanouie.

D’où est née votre passion pour le stylisme ?

« Je prenais des cours de dessin à Toulon depuis quelques années déjà. Un jour, notre professeur nous a donné comme consigne de dessiner une silhouette choisie dans un magazine. J’ai réalisé ce travail qui m’a beaucoup plu, et j’ai décidé de le garder comme base. J’ai redessiné cette silhouette des centaines de fois, habillée de façons totalement différentes. Ma passion pour le stylisme est ainsi née. »

Quel a été votre parcours pour faire en sorte que votre passion devienne votre profession ?

« Durant mon année de Terminale, j’ai passé le concours de l’école Esmod à Paris. Le réussir a d’ailleurs été une grande motivation en vue d’obtenir mon bac. Dès septembre, je suis partie vivre dans la capitale pour suivre le cursus stylisme-modélisme en trois ans. En, parallèle, j’ai effectué plusieurs stages dans la mode enfantine en région parisienne. Séduite, j’ai alors choisi ce domaine pour ma spécialisation en troisième année. Puis, à la fin de mon cursus, je suis rentrée dans le Sud. J’ai effectué un stage, puis obtenu un contrat pour une marque marseillaise de prêt-à-porter, en tant que styliste junior. Un an plus tard, je suis retournée à Paris. J’ai alors obtenu un poste d’assistante de production dans le domaine du cuir pour les créations de luxe. Nous collaborions entre autres avec Louis Vuitton et Marc Jacobs. Ainsi, forte de toutes ces expériences très différentes, j’ai rejoint ma ville natale, où j’ai été recrutée par la marque Molly Bracken, en tant que modéliste pour la collection enfant ‘Mini Molly’. »

De ce début de carrière fulgurant, quel est votre meilleur souvenir ?

« Mon meilleur souvenir est surement le défilé de troisième année de mon école. Une petite fille a défilé avec une tenue de ma collection. Dans la salle, il y avait des journalistes, des professionnels de la mode et surtout, pour ma plus grande fierté, ma mère et mon frère. C’était l’aboutissement de trois années d’efforts et de moments difficiles. Il est extrêmement complexe de développer une collection et, au final, ce qu’elle laissera transparaître sera une partie de vous. Présenter quelque chose, c’est se mettre en quelque sorte à nu. Pouvoir en être fière, c’est non seulement très gratifiant, mais c’est également un véritable accomplissement personnel ! »

Aujourd’hui modéliste attitré pour la marque Molly Bracken, quel est votre état d’esprit ?

« J’ai le sentiment de toucher enfin du doigt ce que je cherchais, et cela dans un domaine que j’apprécie. Je ferai des projets dans quelques années seulement, une fois que j’aurai assez d’expérience et de confiance en moi pour envisager autre chose. Pour l’instant, mon poste chez Molly Bracken me convient parfaitement. Mon souhait immédiat est donc de pouvoir rester chez la marque et d’y faire mes preuves. Pour ce qui est de l’avenir, le rêve absolu serait d’avoir un jour ma propre marque de prêt-à-porter pour pouvoir montrer et développer ma vision de la mode. »

Propos recueillis par Manon Antonelli