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24 juillet 2014

Carrières scientifiques : place aux femmes !

La féminisation des carrières scientifiques connaît un véritable déficit en France, mais également à l’international. Les Femmes de l’économie souhaitent apporter leur contribution pour changer la donne. Cette action est en cours grâce à la création du Club Campus qui rassemble de nombreuses grandes écoles d’ingénieurs, permettant ainsi de trouver de beaux parcours pour les Trophées. Les prix Femme dans l’industrie et Nouvelles Technologies sont d’ailleurs propices à la mise en lumière de femmes à la carrière scientifique.

Un Bac S… et après ?

45%. C’est le pourcentage de filles en Terminale S. Un désamour avec les matières scientifiques qui ne trouve pas encore de réelle explication, si ce n’est les préjugés dont sont victimes les filles dès leur plus jeune âge, souvent de manière inconsciente. Néanmoins, enfermées dans un carcan, ces jeunes filles subissent l’autocensure, qui a tendance à perdurer au fil des années. Ainsi, il est encore monnaie courante d’attendre d’une femme qu’elle se consacre à son foyer. D’où une certaine crainte ressentie par les jeunes filles vis-à-vis des carrières scientifiques, qu’elles jugent difficilement conciliables avec une vie de famille. Pourtant, les femmes sont de plus en plus présentes dans les domaines médicaux ou la biologie. Un phénomène que Colette Guillopé, Présidente d’Honneur de l’Association Femmes et Sciences, justifie par le fait que « l’on s’attend à ce que les filles fassent du « care », s’occupent des autres, d’où leur attrait pour la médecine ».

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en Terminale S, 53,8% des filles envisagent de poursuivre leurs études dans une branche non scientifique, contre 29,6% qui suivront la voie des sciences. A titre de comparaison, les garçons de Terminale S sont 27,7% à se détourner des sciences contre 49,8% qui poursuivent dans ce domaine (source Céreq, enquête « orientation active vers les carrières scientifiques », soutenue par le Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse).

Par la suite, les chiffres sont encore sans équivoque : on ne compte que 34% de femmes sur les bancs des facs de sciences et 27% au sein des écoles d’ingénieurs, selon une étude sur l’état de l’enseignement supérieur et de la recherche en France datant de février 2013. D’ailleurs, la France est en retard par rapport aux autres pays européens : il n’y a que 27% de chercheurs femmes en France contre 33% en Europe, d’après le Bulletin des statistiques de l’Unesco datant de décembre 2012.

Un problème mathématique qui semble sans solution. Pourtant, diverses initiatives œuvrent pour rééquilibrer la balance.

Un soutien pour les femmes dans les sciences

Le problème est pris à bras le corps par de nombreux organismes. On citera l’exemple des bourses de recherche, qui apportent une aide financière aux jeunes chercheuses et qui ont la volonté de « récompenser l’excellence des travaux scientifiques des doctorantes », affirme Geneviève Dupont, directrice de la communication au sein de L’Oréal France. Sa fondation attribue chaque année, en partenariat avec l’Unesco, 25 000 bourses de 15 000 euros dans le cadre de son programme « Pour les femmes et la science ». Les recherches des jeunes femmes récompensées sont d’ailleurs impressionnantes : rôle des activités du cortex pour le stockage de la mémoire, analyse de la migration des cellules dans le cadre de tumeurs du sein, étude de nanoparticules scintillatrices à visée thérapeutique ou étude mathématique des équations de la gravitation, entre autres. Autant de thèmes abordés qui prouvent la richesse pourtant si peu exploitée, des études scientifiques au féminin.

De nombreuses associations militent également pour l’augmentation du nombre de femmes dans les métiers scientifiques. C’est le cas notamment de l’Association Femmes et Sciences, évoquée précédemment, mais également l’Association pour la Parité dans les Métiers Scientifiques et Techniques (APMST) ou encore l’Association Femmes et Mathématiques, et enfin l’Association Femmes Ingénieurs, pour ne citer que celles-là (suivez les liens pour les découvrir). WiN, (Women in Nuclear) partenaire des Femmes de l’économie, rassemble depuis 20 ans des femmes travaillant dans le domaine nucléaire et incite par leur expérience et leurs témoignages, les autres à se lancer (découvrez leur site grâce au lien).

Les Femmes de l’économie ont également à cœur d’inciter les femmes à poursuivre leur carrière dans le domaine scientifique. Nombreuses sont celles, parmi l’ensemble des candidates, toutes régions confondues, travaillant dans le monde de la recherche, de la biologie ou de l’industrie. Les Trophées, remportés d’ailleurs par un certain nombre d’entre elles, servent donc de tremplin à la mise en lumière de ces femmes qui osent et réussissent dans les sciences, et encouragent ainsi les autres à en faire autant.

Les femmes doivent encore beaucoup progresser pour parvenir à une juste parité dans les carrières scientifiques. Heureusement, elles ne sont pas seules dans ce combat : des aides, des associations, des manifestations telles que les Trophées des Femmes de l’économie les soutiennent pour oser !

Les femmes et les sciences : une harmonie qui tarde à s’accomplir.

Les femmes et les sciences : une harmonie qui tarde à s’accomplir.