Actualités
19 janvier 2015

La réussite féminine du CAC 40

Nommée PDG du grand groupe automobile General Motors, Mary Barra devient  l’une des personnalités les plus marquantes de l’année 2013. A ce moment-ci, elle est la première femme à diriger un constructeur mondial : une victoire symbolique pour la promotion des Femmes !
Le chemin est encore long…

En France, les comités de direction du CAC 40 comptent  toujours moins de 10 % de femmes :
« On démontre que sur un large panel d’entreprises tous secteurs confondus, il a une corrélation indéniable entre la présence de femmes dans les comités de direction et la performance des entreprises. » clame fièrement Sandrine Devillard, directrice associée senior de Mc Kinsey Paris.

Un chiffre vient soutenir les arguments de Madame Devillard : +56% de marge d’exploitation pour les entreprises ! C’est la performance qu’obtiennent les entreprises qui détiennent au moins 3 femmes dans leur comité exécutif, par rapport à celle qui n’en compte aucune.

Pourquoi les entreprises ont-elles tant de mal à promouvoir des femmes aux postes à responsabilités ?
La première bataille est de taille : faire bouger la mentalité des hommes.Birna Einarsdóttir, directrice de la plus grande banque d’Islande, Islandsbanki  témoigne :
« C’est  à partir de 40% de présence féminine dans les conseils d’administration, que les femmes apportent une réelle plus-value. En dessous de ce taux, elles ne peuvent pas être réellement elles-mêmes dû au trop fort déséquilibre de la parité. »
Les hommes attendent souvent des femmes qu’elles agissent comme eux.  D’ailleurs, leurs comportements ont  tendance à déteindre sur elles. Elles sont ainsi brimées et il est fréquent  qu’elles y perdent une part de leur personnalité.

Les hommes ne sont pas les seuls en cause. Directrice générale de Facebook, Sheryl Sandberg écrit dans son livre polémique : « les femmes sous estiment toujours leurs propres capacités ! On n’obtient pas de poste à responsabilités en restant à l’arrière-plan. On n’obtient pas de promotion si on ne pense pas mériter sa réussite. »

Les entreprises ont évidemment beaucoup de choses à améliorer, comme une meilleure organisation des jours de travail, plus de formations spécifiques pour aider les femmes à briser le fameux plafond de verre.Le facteur déterminant reste l’engagement de la direction générale. Les aménagements des temps partiels, ou encore les associations avec des réseaux féminins  seront efficaces s’il y a une volonté à long terme pour l’entreprise de faire avancer les choses de la part des décisionnaires.
En France, le nombre de femmes dans les comités exécutifs des groupes du CAC 40 a bondi de 30% en un an. Les comités de direction du CAC 40 vont devoir trouver une centaine de femmes administratrices en moins de trois ans.

Et pourquoi pas un membre des « Femmes de l’économie » ?!

 

Sandrine Devillard , directrice associée senior de Mc Kinsey Paris

Sandrine Devillard , directrice associée senior de Mc Kinsey Paris