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27 janvier 2015

Les femmes améliorent-elles la performance des entreprises ?

Au sein des entreprises, peu de femmes ont accès aux postes à hautes responsabilités. Or, selon une étude du Crédit Suisse Research Institute, la présence des femmes à ces postes-clés améliorerait la performance des entreprises.

Comment expliquer ce phénomène ? Quels obstacles se dressent devant les femmes dans leur évolution professionnelle ? C’est tout l’objet de cette étude réalisée au niveau mondial et publiée en septembre 2014.

 

Une surperformance des entreprises accueillant des femmes dans les conseils d’administration

Afin de répondre à ces problématiques, l’étude se base sur le « Crédit Suisse Gender 3000 ». C’est une base de données présentant les structures du conseil d’administration et les postes de senior manager dans plus de 3 000 entreprises. L’étude montre que les entreprises au capital boursier de plus de 10 milliards de dollars comptant au moins une femme dans leur conseil d’administration ont surperformé de 5%. La surperformance est de 2,5% lorsque viennent s’ajouter les entreprises de moins de 10 milliards de dollars. Ce constat tend à prouver que les femmes jouent un rôle très positif lorsqu’elles y sont présentes.

 

Les barrières dressées dans l’accessibilité des femmes aux postes à responsabilités

Le rapport cite 4 catégories d’obstacles pouvant freiner l’accès des femmes à ces postes : préférences naturelles par secteur, culturelles, liées au poste et problèmes structurels/de volonté politique. Les difficultés liées au secteur et à la culture sont les plus fréquents. Si les femmes sont peu présentes dans les domaines scientifique et industriel, qu’elles les abandonnent après avoir obtenu leur diplôme, les stéréotypes jouent également un rôle (comme l’écart salarial, le manque de promotion). Cependant, ils sont plus faciles à modifier, comme en France où les entreprises cherchent à réduire les écarts salariaux entre femmes et hommes.

L’une des solutions pour permettre l’entrée des femmes dans les conseils d’administration serait donc d’imposer des quotas. Cela est prévu par la loi Copé-Zimmermann instituée en France en 2011, afin que les sociétés cotées en bourse accueillent 40% de femmes dans leurs conseils d’ici à 2017. Si notre pays fait figure de bon élève et que les femmes représentent 24% des personnes présentes dans les conseils d’administration, le rapport pointe du doigt le fait que le quota n’est pas une solution. Preuve en est en Norvège où les entreprises les plus impactées par la loi prévoyant 40% de femmes dans les conseils d’administration ont vu leur valeur d’entreprise chuter de plus de 12%. Les compétences des femmes restent donc l’élément clé dans l’accès aux conseils d’administration. Elles doivent prendre conscience de leurs qualités, et abaisser les barrières se trouvant devant elles pour pouvoir progresser dans la hiérarchie.

 

Mesdames, n’hésitez plus à affirmer vos désirs professionnels et osez !

 

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