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12 juillet 2019

Sans quota, les instances de gouvernance ne se féminisent pas.

C’est le triste constat qui ressort de l’étude menée par KPMG et Women’s Forum France, à l’occasion des premières Assises de la parité, qui se sont tenues le 20 juin dernier devant près de 900 décideurs et chefs d’entreprise.

Il y a 8 ans, la loi Copé-Zimmermann entrait en vigueur pour fixer aux entreprises de plus de 500 salariés l’objectif d’un quota de 40 % de femmes, au sein de leur conseil d’administration et de surveillance.

Aujourd’hui, force est de constater que l’impact de la loi sur la progression de la féminisation est sans ambiguïté et permet de quasiment doubler le taux constaté sur les entreprises de 50 à 500 salariés.

En effet, si les entreprises de plus de 500 salariés présentent aujourd’hui un taux de 43% de femmes au sein de leurs conseils d’administration, on tombe à 22 % dans les PME (50 à 249) et 21 % dans les ETI (250 à 499).

« Ces plus petites entreprises, qui n’ont aucune obligation, se montrent indécises, voire peu concernées : moins de 20 % des ETI et 10 % des PME envisagent d’augmenter la proportion de femmes à brève échéance » précise l’étude.

Enfin, même si la motivation de la féminisation est homogène, c’est bien la loi qui permet de faire réellement bouger les choses. Bonne nouvelle, à partir de 2020, la loi Copé-Zimmermann s’étend aux ETI.